Retour en France octobre novembre 2022, puis arrivée au Mexique

OUF, pas de foot-ball aujourd'hui, je respire un peu. Il y a bien longtemps que je n'ai pas donné de mes nouvelles, je m'en excuse, je n'ai pas eu l'esprit libre pour le faire, mais ça y est, après plus de 3 ans passés dans notre petit village mexicain, pour faute de pandémie, une nouvelle vie  commence pour moi : après 45 ans de vie en France avec quelques moments de séjour au Mexique, j'ai abandonné mon pays d'origine de manière définitive sauf rebondissement exceptionnel. Ces deux derniers mois ont été intenses et épuisants. Nous nous sommes efforcés de vider l'essentiel de notre appartement et ça a été très douloureux psychologiquement et matériellement. Nous avons dû jeter, vendre à des prix ridicules, donner à des bonnes œuvres, des objets qui nous tenaient à cœur: piano 1/4 de queue de mon enfance, Juke Box de 45 tours, que Néna adorait, offert pour un de ses anniversaires, une tonne de livres, des CD, des DVD, une belle collection de vinyles, quelques meubles anciens hérités de mes parents, de beaux meubles asiatiques, etc. Il y eut beaucoup de sacrifices. Heureusement nous avons été bien aidés par trois amis de notre groupe de Qi Gong qui ont pris l'avion à leurs frais pour nous donner un coup de main, sans parler de notre fils Alexis qui a joué un rôle essentiel dans ce vidage et dans l'entreposage  d'objets que nous voulons conserver à tous prix.

Le problème essentiel est du au faite qu'un déménagement de la France vers le Mexique est extrêmement difficile, car aucun transporteur ne peut s'engager sur l'évaluation des coûts de dédouanement une fois que la marchandise est arrivé au Mexique. Nous avions   normalement un peu moins d'une dizaine de mètres cubes à transporter, ce qui correspond à une partie d'un container. Une fois arrivé à VeraCruz, les douaniers Mexicains peuvent garder la marchandise le temps qu'ils  le veulent,  avec un coût d' immobilisation de l'ordre de 130 $ par jour. Nous avons donc changé notre fusil d'épaule et décidé d'adresser  le tout au compte-goutte, par valises supplémentaires, par avion, ce qui supprimait le dédouanement, grâce à nous-mêmes et à tous nos amis qui partaient de France vers le Mexique. Donc nous avons dû éliminer beaucoup de choses à mon corps défendant. Le travail colossal qu'on fait Nena et nos trois amis Mexicains a résulté par l'établissement de 25 lots inventoriés, en séparant les livres qui peuvent être envoyés par la poste en espérant qu'ils arriveront à destination.

Depuis 10 jours je suis maintenant dans mon village d'adoption. J'ai une sensation curieuse d'avoir abandonné mon pays. Je ne pourrai pu revenir dans cet appartement que j'aimais tant, loué à partir du 1er février,  avec tous ces souvenirs de  mes enfants sur la balançoire, de  toutes les fêtes d'anniversaires qui  avait organisées Néna pour nous ou pour eux,  de ces souvenirs du lycée international de Saint-Germain-en-Laye où ils ont fait leurs études  du secondaire, des séjours annuels de ma belle mère chez nous où elle est finalement morte et demeure dans dans la tombe commune de mon père et de ma mère, au cimetière Montparnasse, tombe que nous n'allons plus pouvoir fleurir. Oui je reconnais  une certaine nostalgie, mais bon voyons les choses positivement : pendant que vous gelez, nous avons 23° ici en cet instant, à 7 heures de l'après midi,  le jour de notre arrivée les élèves de Nena ont organisé pour elle une fête agrémentée de nourriture. Pendant son absence, ses cours ont continué sans interruption, donnés par ses meilleurs élèves. Nous avons désormais des amis très proches même pour moi qui ne suis que le mari de la "maestra" comme je l'ai déjà écrit, une chaleur humaine difficile à définir de la part de gens de tous les milieux. Ils ne cessent de nous inviter, ce qui pour moi est difficile, vu que je ne comprends pas grand chose dans une discussion de groupe.

Un peu d'images pour alléger ce discours un peu ennuyeux, blog que je reprends plusieurs jours plus tard :

                                Les délicieux plats que je ne trouve pas au Mexique :

le steak tartare


                                                                        les escargots
Les profiteroles ici, avec notre grande amie Elisabeth


Ah, les marrons qui faisaient ma joie l'hiver devant la Tour Eiffel, avant de traverser
                                       le pont d'Iéna pour aller à mon lycée Janson de Sailly
Ne parlons pas des Coquilles Saint Jacques




La meringue glacée, mais moins bonne qu'à L'Entrecôte, notre restaurant parisien de 
la porte Maillot unique en son genre
 avec sont entrecôte et ses frites que nous fréquentions déjà jeunes mariés

Mais il n'y a pas que la nourriture, 
qui va me manquer : car vous allez penser que je ne pense qu'à la Bouffe 

 mon grand fils et ma petite soeur

Mon piano,  que ce jeune prodige a racheté, sur le quel je jouais gamin "la sonate au clair de lune" et "le rêve d'amour de Lizt" (je suis bien incapable aujourd'hui d'en jouer la moindre note sur un piano droit que ma femme a récupéré  de sa maison de Mexico), ce qui me fait de la peine de ne plus jamais toucher un clavier, préférant jouer avec mon ordinateur ou mon téléphone.


Voici une de nos dernières photos parisiennes avec le fils de notre amie Isabelle, fille de notre prêtre français taoïste Gérard Guasch qui vit au Mexique, dont je vous ai déjà envoyé des images

Enfin  pour terminer quelques images quelquefois animées décrivant notre arrivée au Mexique

 

On vous attend dans ce pays accueillant

Chez nous, le retour

Les Piñatas qui font la joie des enfants avant Noël qu'ils rompent les yeux bandés pour récupérer des sucreries





enfin quelques films




Une fête organisée en faveur de Néna le lendemain de notre arrivée

La suite


  La célébration traditionnelle d'un anniversaire où tout le monde chante "Las Mañanita"
 

C'est tout pour cet épisode.















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